ginsengs (n. m.)

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Scientifique

  • Panax

Anglais

  • ginseng

Etymologie

homme-racine

Définition

Fam. des araliacées. Racines médicamenteuses d'origine chinoise, parfois culinaires, maintenant cultivée. Elles ont parfois la forme d'un homme. Elles contiennent des ginsénosides, des saponosides et des stéroïdes. Elles sont réputées toniques pour l'organisme, stimulantes, aphrodisiaques.

Détails

Exemples :
- Panax ginseng C.A. Meyer, ginseng de Corée (Korean ginseng),
- Panax japonicus, ginseng du Japon (Japanese ginseng).

" GINS-ENG, s. m. (Bot. exot.) on écrit aussi genseng, ging-seng & geng-seng ; la plus célèbre racine médicinale de toute l’Asie. C’est-là cette racine si chère & si précieuse que l’on recueille avec tant d’appareil dans la Tartarie ; que les Asiatiques regardent comme une panacée souveraine, & sur laquelle les médecins chinois ont écrit des volumes entiers où ils lui donnent le nom de simple spiritueux, d’esprit pur de la terre, de recette d’immortalité.
Cette fameuse racine a un ou deux pouces de longueur : tantôt elle est plus grosse que le petit doigt, & tantôt moins, un peu raboteuse, brillante & comme transparente, le plus souvent partagée en deux branches, quelquefois en un plus grand nombre, garnie vers le bas de menues fibres : elle est roussâtre en dehors, jaunâtre en dedans, d’un goût âcre, un peu amer, aromatique, & d’une odeur d’aromate qui n’est pas désagréable. Le collet de cette racine est un tissu tortueux de nœuds, où sont imprégnées alternativement, soit d’un côté soit de l’autre, les traces des différentes tiges qu’elle a eues & qui marquent ainsi l’âge de cette plante, attendu qu’elle ne produit qu’une tige par an, laquelle sort du collet & s’élève à la hauteur d’un pied. Cette tige est unie & d’un rouge noirâtre.
Du sommet de cette tige naissent trois ou quatre queues creusées en gouttière dans la moitié de leur longueur, qui s’étendent horizontalement, & sont disposées en rayons ou en une espèce de parasol : les queues sont chacune chargée de cinq feuilles inégales, minces, oblongues, dentelées, rétrécies, allongées vers la pointe, & portées sur la queue qui leur est commune, par une autre petite queue plus ou moins grande. La côte qui partage chaque feuille jette des nervures qui font un réseau en s’entrelaçant. Au centre du nœud où se forment les queues des feuilles, s’élève un pédicule simple, nu, d’environ cinq à six pouces, terminé par un bouquet de petites fleurs, ou par une ombelle garnie à sa naissance d’une très petite enveloppe. Cette ombelle est composée de petits filets particuliers qui soutiennent chacun une fleur dont le calice est très petit, à cinq dentelures, & porté sur l’embryon. Les pétales sont au nombre de cinq, ovales, terminés en pointe, rabattus en dehors. Les étamines sont aussi au nombre de cinq, de la longueur des pétales, & portent chacune un sommet arrondi. Le style est court & ordinairement partagé en deux branches, quelquefois en trois & en quatre, dont chacune est surmontée d’un stigmate : ce style est posé sur un embryon qui en mûrissant devient une baie arrondie, profondément cannelée, couronnée, & partagée en autant de loges qu’il y avait de branches au style. Chaque loge contient une semence plate, en forme de rein... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • botanique
  • pathologie
  • plante médicinale

Classification scientifique

  • Araliaceae

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [30/05/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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