gastéropodes (n. m.)

Bookmark and Share

Scientifique

  • Gastropoda

Autre nom

  • gastropodes

Anglais

  • gastropod
  • Gastropoda

Etymologie

gr. gastr-, gaster, estomac, ventre et podos, pied

Définition

Une des 5 classes de mollusques.
Descr. : Mollusques à coquille externe unique enroulée en spirale et assymétrique. Ils marchent sur un pied ventral aplati en sole. Le corps comprend une masse viscérale symétrique et spiralée, un pied, et une tête bien distincte. Celle-ci supporte 1 ou 2 paires de tentacules rétractiles, munis d'yeux à leur base ou à leur extrémité. La langue est munie d'une rape siliceuse, appelée radula.

Détails

On distinguait prosobranches, opistobranches et pulmonés.
On distingue 3 sous-classes :
- Eogastropoda, éogastropodes,
- Orthogastropoda, orthogastéropodes, orthogastropodes,
- Pulmonata, pulmonés.

" Classe GASTÉROPODES. Mollusques à tête bien développée ; pied ventral simple ; presque toujours une coquille univalve, en spirale ou en bouclier.
Le nom de Gastéropodes (gaster, ventre ; podos, pied), donné à cette classe, se rapporte à la présence d'un pied large, en forme de disque, placé sous l'abdomen et servant en général à la reptation ; chez les Hétéropodes, cependant, ce pied est étroit, vertical, et constitue une sorte de nageoire.
La tète de ces Mollusques porte deux ou quatre tentacules ; le corps est revêtu d'un manteau qui sécrète une coquille parfois interne ou rudimentaire (Limace), le plus souvent bien développée, univalve, enroulée en hélice, mais non cloisonnée. Dans ces coquilles spirales, on distingue : le sommet ou la pointe ; l'ouverture, par laquelle sort l'animal ; le pourtour de cette ouverture ou péristome, correspondant au bord du manteau. L'axe autour duquel se font les tours de spire constitue la columelle : il est quelquefois creux et son orifice extérieur est alors appelé ombilic. Enfin, on nomme suture le sillon formé entre les tours de spire successifs quand ils sont réunis les uns aux autres. Au lieu d'être spiralée, la coquille est parfois simplement excavée, conique (Patelle) ; rarement elle est multivalve (Oscabrion)...
La bouche, souvent pourvue d'une trompe protractile, s'ouvre à l'extrémité antérieure de la face ventrale, et donne accès dans une cavité à parois musculeuses, le bulbe buccal ou pharyngien. Sur le plafond de cette cavité, en arrière de la lèvre supérieure, se trouve une mâchoire cornée ; par contre, la paroi inférieure porte une saillie cartilagineuse, la langue, revêtue d'une lame cornée et transparente, appelée radula (racloir). Cette dernière est recouverte de rangées transversales de petites dents, dont le nombre et la forme sont très variables et fournissent des caractères importants pour la classification. Cet appareil masticateur jouit souvent d'une grande puissance. — Dans la cavité buccale débouchent les canaux excréteurs de deux glandes dites salivaires, mais dont le produit n'offre nullement les caractères de la salive des Vertébrés (L. Frédéricq). L'intestin antérieur comprend, outre la masse buccale, un long œsophage, qui se dilate en un estomac simple ou multiple. L'intestin moyen est très long et décrit de nombreuses circonvolutions ; il est entouré par une énorme glande digestive, dont le contenu est déversé à son origine et parfois même dans l'estomac. L'intestin terminal ou rectum est étroit et aboutit à un anus situé d'ordinaire sur le dos ou sur le côté droit de la région cervicale...
Les Gastéropodes sont les uns dioïques, les autres monoïques. — 1° Aux Gastéropodes dioïques appartiennent presque tous les Prosobranches et les Hétéropodes. Les mâles possèdent un testicule ordinairement caché entre les lobes de la glande digestive, un canal déférent, une vésicule séminale et un conduit éjaculateur. Souvent à ce canal fait suite un pénis tubuleux ou simplement creusé d'un sillon ; d'autres fois (Haliotides), il n'existe pas d'organe copulateur. Chez les femelles, l'ovaire occupe la situation que nous avons indiquée pour le testicule ; viennent ensuite un oviducte accompagné d'une glande albuminipare et dilaté dans certains cas en une sorte d'utérus, puis un vagin et une poche copulatrice.— 2° Les Gastéropodes monoïques comprennent les Opisthobranches et presque tous les Pulmonés. Le testicule et l'ovaire sont étroitement unis, et parfois confondus à ce point que deux acini de sexe différent peuvent être situés côte à côte et déboucher dans le même conduit vecteur, ou même qu'un seul cul-de-sac est en partie mâle, en partie femelle (glande hermaphrodite, ovotestis), ainsi qu'on le voit chez les Limacidés et les Hélicidés. Cependant, malgré cette fusion, les produits sexuels peuvent se séparer. Chez le Colimaçon (Hélix pomatia), qu'on étudie d'habitude comme type des Gastéropodes, on observe la disposition suivante : les produits de la glande hermaphrodite passent d'abord dans un canal commun, le canal efférent, qui aboutit à un conduit plus large, à l'origine duquel se trouve une glande albuminipare. Cette partie élargie se compose en quelque sorte de deux canaux accolés et communiquant entre eux, l'un assez ample, l'oviducte, l'autre plus petit, la gouttière efférente. Cette gouttière continue directement le canal efférent ; elle transporte les spermatozoïdes, puis se transforme en un tube complet et distinct ou canal déférent, dont la portion terminale est susceptible de s'évaginer de manière à jouer le rôle de pénis : cette portion est munie en outre d'un long flagellum et d'un muscle rétracteur du pénis. Les œufs, au sortir du canal efférent, écartent les lèvres de la gouttière et passent dans l'oviducte ; celui-ci ne tarde pas aussi à former un canal distinct ou vagin, auquel sont annexées : 1° une poche copulatrice, destinée à emmagasiner le sperme ; 2° une paire de glandes divisées en nombreux culs-de-sac tubuleux, les vésicules multifides, dont le rôle n'est pas connu; 3° une poche du dard, à parois musculeuses, contenant un stylet calcaire ou dard qui paraît être un organe excitateur. Les conduits mâle et femelle se confondent enfin en un vestibule génital qui débouche à l'extérieur par un orifice situé sur le côté droit du cou. — Les Gastéropodes monoïques ne se comportent jamais comme de véritables hermaphrodites ; le plus souvent, l'accouplement est réciproque, chaque individu fonctionnant à la fois comme mâle et comme femelle (Escargots) ; d'autres fois, l'un des deux individus accouplés joue le rôle de mâle et l'autre celui de femelle (Aplysies) ; ou mieux encore, il arrive que les animaux se réunissent en chaînes et que chacun d'eux fasse l'office de mâle relativement à l'individu qui précède et de femelle à l'égard du suivant Limnées).
La plupart des Gastéropodes sont ovipares : chez quelques-uns seulement, le développement embryonnaire a lieu dans l'utérus (Paludina vivipara). Les Pulmonés naissent avec leur forme définitive; cependant les Limnées ont un voile cilié incomplet. Quant aux Gastéropodes branchies, ils subissent des métamorphoses; leur larve est munie, à la partie antérieure, d'un voile divisé eh deux grands lobes membraneux couverts de cils vibratiles, à l'aide desquels elle se déplace dans l'eau.
La plupart des Gastéropodes sont marins ; on en trouve aussi dans l'eau saumâtre ou dans l'eau douce ; enfin, quelques-uns sont terrestres. Leur régime est variable : il en est qui se nourrissent de matières animales ; d'autres sont herbivores. Ces animaux nous intéressent en particulier par suite de l'habitat qu'ils fournissent aux larves de Trématodes. On trouve surtout celles-ci chez les Gastéropodes d'eau douce, mais Ercolani a montré que les Pulmonés terrestres sont eux-mêmes susceptibles d'en héberger un certain nombre.
4 ordres [ancien] : Hétéropodes, Opisthobranches, Prosobranches, Pulmonés. " (Railliet Alcide, "Traité de zoologie médicale et agricole", 2e éd. Asselin et Houzeau, Paris, 1895, p. 915-9)

Section

  • zoologie

Classification scientifique

  • Mollusca

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2022, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [16/05/2022]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32381 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 18454 photos ou dessins.