gales (n. f.)

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Autres noms

  • acarioses psoriques (n. f.)
  • gales des animaux
  • psores (n. m.)

Anglais

  • mange pour chien ou chat
  • scab pour le mouton
  • scabies pour l'homme

Etymologie

lat. galla, excroissance

Définition

Maladies parasitaires des animaux domestiques, contagieuses par contact, à répartition mondiale. Elles atteignent l'épaisseur ou la surface de l'épiderme d'animaux surtout jeunes ou déficients. Elles sont dues à des parasites acaridiés psoriques (sarcoptes, etc.) qui creusent des galeries dans la peau.

Détails

Les femelles y pondent leurs œufs. Les larves montent à la surface et se dispersent, ce qui propage la maladie. Il y a des croûtes, des dépilations, du prurit intense, des papules et squames. Certaines gales sont des zoonoses, généralement bénignes chez l'homme : gales notoédriques surtout, gales sarcoptiques (cheval, bovin, dromadaire, chien) et gales psoroptiques. Les gales des bovins, ovins, caprins et des équidés sont des maladies légalement contagieuses en France. Exemples de gales :
- gale dermanyssique : cf pou rouge des volailles,
- gale des boulangers : cf tyroglyphes,
- gale des oreilles,
- gales chorioptiques,
chorioptoses,
- gale déplumante (depluming itch),
- gales des moutons,
- gale du corps du mouton
: cf gale psoroptique,
- gales du poulet,
- gales notoédriques,
- gale otodectique,
- gales psoroptiques,
psoroptidoses,
- gales sarcoptiques.

"GALE, s. f. (Médecine.) maladie qui corrompt la peau par l’écoulement de certaines humeurs acres & salines, qui s’amassent en forme de pustules, & occasionnent des démangeaisons.
Il y a deux espèces de gale, la sèche & l’humide : la première est appelée gale canine, scabies canina, parce que les chiens y sont sujets ; ou sèche, sicca, à cause qu’elle suppure peu ; prurigineuse, prunginosa, à pruritù, démangeaison ; car elle en cause une qui est très-importune ; gratelle, parce qu’on se gratte sans cesse : on lui donne encore les noms d’impetigo, lichen, mentagara : la seconde est nommée grosse gale ou gale humide, scabies crassa & humida, parce qu’elle est plus grosse que la première, & qu’elle forme des pustules circonscrites qui suppurent comme autant de petits phlegmons qui dégénèrent en abcès. [On attribue ordinairement la première à une humeur atrabilaire, & la dernière à une pituite saline] ; elles sont toutes deux contagieuses.
Le docteur Bononio prétend avoir beaucoup mieux expliqué la cause de cette maladie, qu’aucun de ceux qui l’ont précédé : voici son hypothèse. Il examina plusieurs globules de matière, qu’il fit sortir avec une épingle des pustules d’une personne qui était attaquée de cette maladie, avec un microscope, & les trouva remplis de petits animaux vivants semblables à une tortue, fort agiles, ayant six pieds, la tête pointue, & deux petites cornes au bout du museau. Fondé sur cette découverte, il ne craint pas d’attribuer la cause de cette maladie contagieuse aux morsures continuelles que ces animaux font à la peau, & qui donnant passage à une partie de la sérosité, occasionne de petites vessies, dans lesquelles ces insectes continuant à travailler, ils obligent le malade à se gratter, & à augmenter par-là le mal, en déchirant non-seulement les petites pustules, mais encore la peau & quelques petits vaisseaux sanguins ; ce qui occasionne la gale, les croûtes, & les autres symptomes désagréables dont cette maladie est accompagnée.
On voit par-là d’où vient que la gale se communique si aisément ; car ces animaux peuvent passer d’un corps dans un autre avec beaucoup de facilité, par le simple attouchement. Comme leur mouvement est extrêmement rapide, & qu’ils se glissent aussi-bien sur la surface du corps que sous l’épiderme ; ils sont très-propres à s’attacher à tout ce qui les touche ; & il suffit qu’il y en ait un petit nombre de logés, pour se multiplier en peu de temps.
On voit donc par-là d’où vient que les lixiviels, les bains, & les onguents faits avec les sels, le soufre, le mercure, &c. ont la vertu de guérir cette maladie ; car ils ne peuvent que tuer la vermine qui s’est logée dans les cavités de la peau ; ce qu’on ne saurait faire en se grattant, à cause de leur extrême petitesse, qui les dérobe aux ongles. Que s’il arrive quelquefois dans la pratique que cette maladie revienne lorsqu’on la croit tout-à-fait guérie par les onctions, on n’en doit pas être surpris : car quoique les onguents puissent avoir tué tous ces animaux, il n’est pas cependant probable qu’ils aient détruit tous les œufs qu’ils ont laissés dans la peau, comme dans un nid ou ils éclosent de nouveau pour renouveler la maladie. Chambers... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • caprin
  • cheval
  • mouton
  • pathologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2019, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [20/09/2019]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 31951 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 13964 photos ou dessins.