fumeterre officinale (n. f.)

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Scientifique

  • Fumaria officinalis L.

Autres noms

  • fiel de terre
  • fleur de terre
  • herbe à la veuve
  • pied-de-géline

Anglais

  • fumitory

Définition

Fam. des fumariacées ou des papavéracées. H. 15-70 cm. Plante grêle verte. Feuilles tripennatiséquées. Fleurs en grappes lâches, tubulaires, bilabiées et à éperon, rosâtres et sombres, à l'extrémité pourpre. Formule florale : 2SP 6E.

Détails

Plante médicinale : stimule l'élimination de la bile. Dépuratif. Aide à dissoudre les calculs biliaires.

" FUMETERRE, s. f. fumaria, (Hist. nat. bot.) genre de plante à fleurs polypétales, anomales, ressemblantes aux fleurs légumineuses, & composées de deux pétales qui ont en quelque façon la forme de deux lèvres ; celle du dessus est terminée par une sorte de queue, & est unie à la lèvre du dessous, à l’endroit du pédicule. Le pistil est enveloppé d’une gaine & situé entre ces deux lèvres, comme une sorte de langue ; il devient dans la suite un fruit membraneux, qui est plus ou moins allongé, & qui renferme une semence arrondie. Tournefort, inst. rei herb.
On compte dix à douze espèces de fumeterre, entre lesquelles il suffira de décrire ici la principale fumaria vulgaris offic. C. Bauh. pinac. 143. Tournef. inst. 422. Boerh. ind. A. 308. Park. 287. J. Bauh. 3. 201. Ray, hist. 405. synop. 3. 204.
Sa racine est menue, blanche, peu fibreuse, plongée perpendiculairement dans la terre : sa tige, ou ses tiges, sont partagées en plusieurs branches anguleuses, creuses, lisses, de couleur en partie purpurine & en partie d’un blanc verdâtre ; ses feuilles inférieures sont alternes, portées sur de longues queues, un peu larges & anguleuses, d’un vert de mer, & finement découpées, comme les feuilles de quelques plantes à fleur en parasol. Ses fleurs sont ramassées en un épi qui ne sort pas de l’aisselle des feuilles, mais du côté opposé ; elles sont petites, oblongues, de plusieurs pièces irrégulières, semblables aux fleurs légumineuses. Elles sont composées seulement de deux feuilles, qui forment une manière de gueule à deux mâchoires, dont la supérieure finit en derrière par une queue, & l’inférieure est articulée avec elle dans l’endroit où l’une & l’autre tiennent au pédicule. On trouve dans le palais qui est le creux d’entre les deux mâchoires, un pistil enveloppé d’une gaine, & accompagné de quelques étamines garnies de sommets. A chaque fleur succède un fruit membraneux, arrondi, qui renferme une très-petite graine ronde, d’un vert foncé, d’une saveur amère & désagréable. Cette plante vient naturellement dans les champs, les terres labourées, & dans les endroits cultivés. Elle fleurit en Mai, & est toute d’usage, sur tout lorsqu’elle est fleurie.  (D. J.)

Fumeterre, (Pharmacie. Mat. med.) cette plante est une de celles qui sont appelées amères par excellence. La fumeterre fraîche entre dans les infusions, les décoctions, & les bouillons appelés amers : on en exprime le suc, que l’on clarifie par ébullition ou par défécation... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • botanique
  • plante médicinale

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [18/09/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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