galop (n. m.)

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Anglais

  • gallop

Etymologie

du francique bien courir

Définition

Allure sautée en trois temps. C'est l'allure la plus rapide, celle de la fuite.

Détails

Dans le galop, un antérieur et un postérieur diagonalement opposé agissent ensemble, tandis que les 2 autres membres agissent isolément. Il y a appui du pied postérieur extérieur, du bipède diagonal opposé, puis du membre antérieur intérieur lancé loin en avant. Le cheval atteint 60 km/h. On distingue le galop à droite et le galop à gauche selon le membre antérieur qui travaille isolément. On distingue aussi
- galop ordinaire, petit galop = canter (canter),
- galop raccourci,
- galop de course. Le galop sauté existe chez les petits ruminants, le porc et les carnivores.

" GALOP, s. m. (Manège.) terme qui, selon Budé, Saumaise, Vossius, Bourdelot, Ménage, & tous les étymologistes, est tiré du grec κάλπη ou κάλπα, d’où dérivent καλπᾶν, καλπάζειν : de ceux-ci les Latins ont dit calpare & calapere, & les Français galoper, galop. Telle est l’origine & la filiation de ce mot consacré à l’expression de la plus élevée & de la plus diligente des allures naturelles du cheval.
Cette allure consiste proprement dans une répétition & une suite de sauts en-avant : il suffit de considérer un cheval qui galope, pour s’apercevoir qu’elle n’est effectuée que conséquemment à des élancements successifs & multipliés, qui ne sont & ne peuvent être opérés qu’autant que les parties postérieures, chargées d’abord du poids de la masse, font proportionnément aux flexions qu’elles subissent, un effort pour chasser les portions antérieures qui sont détachées de terre ; & les ayant déterminées en effet, se portent & prennent elles-mêmes après chacune des foulées & des relevées de l’avant-main, & plus ou moins près de la direction perpendiculaire du centre de gravité de l’animal, un appui au moyen duquel elles sollicitent, par de nouvelles percussions, la continuation de cette action, dans laquelle, & à chaque pas complet, il est un instant où toute la machine est visiblement en l’air.
Si les pieds qui terminent les extrémités de l’arrière-main ne parviennent pas, lors des foulées, extrêmement près de ce centre, la flexion de ces mêmes extrémités est moindre, leur détente se fait dans une direction plus oblique de l’arrière à l’avant : l’animal s’allonge donc davantage ; il embrasse plus de terrain : mais son allure étant moins raccourcie, est aussi moins haute ; & c’est ce qui arrive dans le galop ordinaire, qui ne nous fait entendre que trois battues exécutées, par exemple, à main droite, l’une par la jambe du montoir de derrière ; l’autre par les jambes droite de derrière & gauche de devant ensemble ; la troisième, par la jambe de devant de dedans. Si au contraire la flexion des reins, ou, pour parler plus exactement, la flexion des vertèbres lombaires est telle, que le derrière soit considérablement abaissé, & que les angles qui résultent des articulations des extrémités postérieures soient rendus très-aigus, les foulées de ces extrémités étant beaucoup plus rapprochées de la direction du centre dont il s’agit, la masse entière est plus élevée que chassée ; l’action est moins allongée, mais elle est plus soutenue ; & de-là les différents genres de galop plus ou moins trides, plus ou moins sonores, plus ou moins cadencés, & dans lesquels notre oreille est frappée du son de quatre battues très-distinctes, dont la première est fournie par la jambe de derrière de dehors, la seconde par la jambe qui est avec celle-ci, compose le bipède postérieur ; la troisième, par la jambe postérieure de devant de dehors ; & la quatrième, par la jambe qui l’avoisine.

Galop gaillard : on appelle proprement de ce nom un galop dont la cadence est intervertie & la suite interrompue par des sauts auxquels se livre l’animal. Ces sauts sont souvent l’effet de sa gaieté, ou une preuve de la vigueur de son échine, de sa légèreté naturelle, & du mauvais emploi qu’il fait de l’une & de l’autre pour peu qu’il soit animé, & qu’on entreprenne de le renfermer & de le retenir inconsidérément. Quelques auteurs ont très-mal-à-propos confondu cette allure avec l’air du pas & le saut ; elle doit d’autant moins être mise au rang de ce que nous nommons airs de manège, que dans cette action l’animal maîtrise plutôt le cavalier, que le cavalier ne maîtrise le cheval. (e)
Galop de Contre-temps, allure dans laquelle le devant procède de la même manière qu’au galop, & le derrière de la même manière qu’aux courbettes, l’une des jambes du bipède postérieur étant néanmoins un peu plus avancée dans sa battue que l’autre. Plusieurs écuyers italiens admirent cette action & la regardent comme une des plus belles que le cheval puisse fournir, surtout si les épaules s’élèvent beaucoup plus haut que les hanches. (e)
Galop de Chasse, galop aisé, uni, étendu, ni trop relevé, ni trop près de terre, & dans lequel le cheval déploie librement ses membres. (e) " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • cheval
  • travail
  • zootechnie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [04/06/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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