flanc (n. m.)

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Autre nom

  • latus

Anglais

  • flank

Etymologie

partie latérale de l'all.

Définition

Région du corps située en extérieur entre l'hypochoncre, le rein et la hanche

Détails

Il correspond à la partie musculaire latérale de l'abdomen au dessus du ventre.

figure : Régions du corps du cheval. 22. flanc.

" FLANC, s. m. (Gramm.) il se dit proprement des parties latérales du ventre d’un animal : on l’a étendu à beaucoup d’autres acceptions...
Flancs, (Manège, Maréchall.) parties latérales du ventre ou de l’abdomen.
Les flancs comprennent l’espace qui est au-dessous des reins, entre les fausses côtes & les hanches ; ils doivent être pleins, & au niveau des côtes & du ventre. Il est des chevaux dont les flancs sont creux par vice de conformation : alors on observe communément que la dernière des fausses côtes est en eux à une distance considérable des hanches. Souvent aussi ces sortes de chevaux sont plats ; leurs côtes, bien loin de tracer un demi-cercle, sont serrées, elles ont une forme avalée & aplatie. Des flancs ainsi retroussés ou coupés, annoncent toujours que l’animal n’est pas propre à une longue fatigue & à de grands travaux. Les flancs du cheval qui a de l’ardeur, ont ordinairement cette imperfection, parce qu’il mange peu & dissipe beaucoup. Des maladies de longue durée qui jettent l’animal dans une sorte de marasme, dont les impressions sont douloureuses, & qui affectent des parties sensibles, le rendent accidentellement très-étroit de boyau : s’il manque entièrement de corps, si ses flancs offrent aux yeux une cavité profonde, nous disons que le cheval est cousu. Lorsque d’ailleurs ses côtes sont bien tournées, ses flancs se rétablissent aisément.
On doit attentivement examiner les flancs de tous les chevaux que l’on achète, & principalement ceux des chevaux qui sont vieux, non-seulement en ce qui concerne la conformation de cette partie, mais surtout par rapport aux mouvements des muscles qui concourent a la respiration ; mouvements qui sont plus vifs, plus précipités & plus altérés, selon les diverses maladies dont l’animal peut être attaqué. Le flanc est altéré, lorsque la dilatation ou la contraction, ou, pour m’expliquer plus clairement, lorsque le soulèvement ou le resserrement de ces mêmes muscles sont plus prompts que dans l’état naturel. Si l’animal est âgé, cette altération est à craindre ; s’il est jeune, elle exige de grands ménagements & un régime particulier : car elle ne peut avoir été occasionnée que par la mauvaise nourriture ou par un grand feu, & un travail excessif & outré. En retranchant l’avoine à l’animal dans ces derniers cas, en le mettant à une diète humectante & rafraîchissante, en lui administrant quelques lavements émollients, en lui faisant une légère saignée ; en prescrivant ensuite l’usage du lierre terrestre en poudre, donné chaque matin dans du son à la dose de demi once, pendant un mois, & même pendant un espace plus considérable de temps, s’il en est besoin, on sera assuré de calmer l’agitation de son flanc.
Le battement en sera beaucoup plus vif, s’il est causé par la fièvre. Voyez Fièvre. L’expiration entrecoupée par une nouvelle inspiration, qui fait apercevoir conséquemment un mouvement redoublé lors de la dilatation des faces latérales de l’abdomen, caractérise la pousse. Voyez Pousse. &c. (e)... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Section

  • anatomie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [29/10/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32209 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15873 photos ou dessins.