fièvre (n. f.)

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Anglais

  • fever

Etymologie

lat. fébris, fièvre

Définition

Syndrome regroupant l'hyperthermie (hyperthermia) et ses conséquences : une accélération du pouls et de la respiration, la sécheresse de la langue, des frissons et la diminution des urines. Elle est souvent due à une infection. Les microorganismes pathogènes produisent des toxines et les globules blancs neutrophiles sécrètent des pyrogènes. Ainsi, elle est présente dans beaucoup de maladies.

Détails

Exemples :
- fièvre à tiques, cf ehrlichiose, fièvre Q,
- fièvre aphteuse, cf fièvre aphteuse,
- fièvre catarrhale du mouton, blue tongue,
cf fièvre catarrhale du mouton,
- fièvre catarrhale maligne, cf coryza gangreneux des bovidés,
- fièvre charbonneuse : cf charbon bactéridien,
- fièvre de la côte orientale, cf theileriose bovine,
- fièvre de la vallée du Rift, hépatite enzootique, cf fièvre de la vallée du Rift,
- fièvre de lait, cf fièvre vitulaire,
- fièvre de Malte, cf brucellose humaine,
- fièvre de Marbourg, fièvre de Marburg, cf fièvre de Marbourg,
- fièvre de West Nile, méningo-encéphalomyélite équine West Nile, cf fièvre de West Nile,
- fièvre d'Ebola, fièvre hémorragique africaine, cf fièvre d'Ebola,
- fièvre des transports, pasteurellose par stress, cf fièvre des transports,
- fièvre éphémère bovine, fièvre des 3 jours, cf fièvre éphémère bovine,
- fièvre épizootique bovine, grippe bovine à Myxovirus parainfluenze,
- fièvre équine africaine : cf peste équine,
- fièvre folle, cf brucellose humaine,
- fièvre jaune, typhus des tropiques, cf fièvre jaune,
- fièvre méditerranéenne, theilériose bovine à T. annulata,
cf fièvre méditerranéenne,
- fièvre ondulante : cf brucellose humaine,
- fièvre pétéchiale infectieuse bovine : cf maladie d'Ondiri,
- fièvre quarte, qui revient tous les 4 jours chez les humains,
- fièvre typhoïde du cheval, artérite virale équine, cf fièvre typhoïde du cheval,
- fièvre vitulaire, fièvre de lait, fièvre du part, cf fièvre vitulaire,
- fièvres boutonneuses, cf fièvres boutonneuses.

" FIÈVRE en général, s. f. (Médec.) febris, πυρετὸς ; maladie universelle très-fréquente, qui en produit plusieurs autres, cause la mort par sa violence & ses complications, procure aussi très-souvent une heureuse guérison, & est quelquefois salutaire par elle-même.
Nature individuelle de la fièvre. La nature de la fièvre est si cachée, qu’on doit prendre garde de se tromper en la recherchant ; ce qui peut aisément arriver, à cause du grand nombre d’affections accidentelles dont elle est fréquemment accompagnée, & sans lesquelles cependant elle peut exister, & existe effectivement.
Pour éviter l’erreur, il faut envisager uniquement les symptômes qui sont inséparables de toutes espèces de fièvres, & pour lors on pourra parvenir à connaître la nature individuelle de la fièvre... La cause prochaine de la vélocité du pouls, est une plus fréquente contraction du cœur ; c’est donc l’effort que fait la vie, tant dans le froid que dans la chaleur, pour éloigner la mort.
... on peut, pour marquer toute l’étendue de son mécanisme, la définir avec M. Quesnay, une accélération spasmodique du mouvement organique des artères, qui est excitée par une cause irritante, & qui augmente la chaleur du corps au-delà de celle de l’état naturel. Nous disons que dans la fièvre l’accélération du mouvement des artères est spasmodique, pour la distinguer de la simple accélération du pouls & de l’augmentation de chaleur excitées par des mouvements véhéments du corps, qui s’exercent volontairement & sans altérer la santé.

Symptômes de la fièvre. Les vrais symptômes ou les dépendances essentielles & inséparables dans toute fièvre dont le mécanisme s’exerce librement, sont 1°. l’accélération de la vitesse du pouls ; 2°. celle de la force du pouls ; 3°. le surcroît de chaleur ; 4°. l’augmentation du volume du pouls ; 5°. la respiration plus prompte ; 6°. le sentiment pénible de lassitude qui s’oppose aux mouvements du corps... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

" À tour de rôle, on a placé le siège de la chaleur animale dans le poumon, dans les capillaires, dans le tissu musculaire, etc. À mon avis, il n’existe pas de foyer unique : la chaleur se fait partout, mais il y a des points où elle est plus élevée, tout en étant réglée par les lois définies...
On peut tirer de ces recherches l’idée clinique suivante : c’est que la fièvre est un phénomène purement nerveux provenant des modifications, des troubles qui se passent du côté du système nerveux. Appuyé sur des investigations nombreuses, je crois qu’il existe des nerfs vasomoteurs de deux ordres, dilatateurs et constricteurs. La fièvre n’est que la résultante de modifications profondes du côté de ce système, résultante qui a pour effet principal l’élévation de la température. (Claude Bernard, 1878. La Science expérimentale. La chaleur animale. J.-B. Bailliere. p. 214-217).

Section

  • pathologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2019, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [14/10/2019]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 31960 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 14035 photos ou dessins.