fève (n. f.)

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Scientifique

  • Vicia faba L.
  • Vicia faba major L
  • Vicia faba var. Majeures

Autres noms

  • fève vulgaire (n. f.)
  • fève des champs
  • fève des marais

Anglais

  • broadbean
  • fava bean
  • horsebean

Etymologie

lat. faba, fève

Définition

Fam. des fabacées (Fabaceae). Légumineuse alimentaire ou fourragère cultivée et médicinale. La tige, glabre, a une section quadrangulaire. Les feuilles sont composées avec 1 à 3 paires de folioles opposées, et ovales. Les fleurs blanches veinées de violet, sont par grappes de 2 à 9. Elle produit des graines alimentaires très nutritives. Les gousses, dressées sont vertes puis noires et contiennent 3 à 5 graines (féverole) ou jusqu'à 8 graines plus grosses (fèves). Les graines sont ovales, parfois rétrécies au milieu.

Détails

Les graines sont riches en protéines. Elles contiennent 44 % d'amidon, 29 % de protéines, 9 % de cellulose, 4 % de minéraux, etc. Certaines ont de la vicine et de la convicine.
Fauchée avant maturité, c'est une plante fourragère.
Les fèves sont des variétés à grosse graine, consommées par l'homme. Les féveroles fourragères à graines plus petites sont données dans l'alimentation aux ruminants (bovins et petits ruminants). Les porcs (féveroles sans tanins) et les volailles (féveroles sans vicine et convicine qui diminuent le poids de l'oeuf pondu) peuvent en consommer.
Plante médicinale présente en France : antispasmodique, diurétique, sédative.

" FEVE, s. f. faba (Hist. nat. bot.) ; genre de plantes à fleurs papilionacées ; le pistil sort du calice, & devient dans la suite une gousse longue, qui renferme des semences aplaties, & faites à-peu-près en forme de rein : ajoutez aux caractères de ce genre, que les tiges sont fermes & garnies de feuilles rangées par paires sur une côte terminée par une petite pointe. Tournefort, Inst. rei herb.

Fève de jardin, (Botaniq.) faba,
Raii hist. 909. faba major hortensis, Off. faba flore candido lituris nigris conspicuo, C. B. P. 338. faba cyamos, J. B. 2. 278. faba major recentiorum, Lob. Icon. 57. &c.
La racine de fève de jardin ou de marais, comme on dit à Paris, est en partie droite & en partie rampante, garnie de tubercules & de fibres : ses tiges sont hautes de deux coudées & plus, quadrangulaires, creuses, couvertes de plusieurs côtes qui naissent par intervalles, terminées en pointe, auxquelles sont attachées des paires de feuilles sans symétrie, au nombre de trois, de quatre, de cinq, ou davantage, oblongues, arrondies, un peu épaisses, bleuâtres, veinées, & lisses.
Ses feuilles naissent plusieurs en nombre des aisselles des côtes sur un même pédicule, rangées par ordre & du même côté : elles sont légumineuses ; la feuille supérieure ou l’étendard est blanc, panaché de veines purpurines, & pourpré à sa base ; les feuilles latérales ou les ailes, sont noires au milieu, & blanches à leur bord ; la feuille inférieure ou la carène, carina, est verdâtre.
Leur calice est vert, partagé en cinq quartiers ; il en sort un pistil qui se change dans la suite en une gousse longue, épaisse, charnue, velue, relevée, remplie de graines ou de fèves, au nombre de trois, de quatre, de cinq, & rarement d’un plus grand nombre : elles sont oblongues, larges, aplaties, en forme de rein, grosses, & pesant quelquefois une demi-dragme ; ordinairement elles sont blanches, quelquefois rouges ; elles ont une marque longue & noire à l’endroit où elles sont attachées à leur gousse. L’écorce de cette fève est épaisse, & comme coriace, sa substance intérieure étant desséchée, est dure, solide, & se partage aisément en deux parties, ...
Après que cette plante a donné sa graine, elle se dessèche entièrement. Les fèves vertes & mûres sont des légumes dont on mange souvent ; on les cultive beaucoup dans toute l’Europe.
Mais il règne une grande dispute parmi les Botanistes, pour savoir si notre fève ou le boona de quelques modernes (boon par les Allemands, & bean par les Anglais), est la fève des anciens...
Les fèves vertes contiennent un sel essentiel ammoniacal, tellement mêlé de soufre, de terre, & de flegme, qu’il en résulte un mucilage ; mais lorsqu’elles sont mûres, un peu gardées & desséchées, il se fait une certaine fermentation intérieure, qui dissout ce mucilage, & qui développe de plus en plus les principes. Les sels acides, par un nouveau mélange avec le soufre & la terre, se changent en des sels urineux volatils, ou en alkalis fixes : c’est pourquoi on trouve une plus grande quantité de ces sels volatils dans les fèves mûres, & elles ne donnent presque aucun sel acide dans la distillation. Ces remarques sont de M. Geoffroy. Article de M. le Chevalier de Jaucourt. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751) 

Sections

  • agropastoralisme
  • alimentation
  • botanique
  • pathologie
  • plante fourragère
  • plante médicinale

Classification française

  • fabacée

Classification scientifique

  • Fabaceae

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [15/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

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