férules (n. f.)

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Scientifique

  • Ferula

Etymologie

lat. ferula, de fesola

Définition

Plantes dicotylédones de la fam. des apiacées.

Détails

Exemples :
- Ferula assa-foetida (asafoetida), cf ase fétide,
- Ferula communis, férule commune, grande férule, plante méditerranéenne, cf férule commune,
- Ferulago campestris, petite férule des champs, pl. médit,
- Ferula gummosa, Ferula galbaniflua Boiss., férule gommeuse, galbanum, cf férule gommeuse,
- Ferula sp., silphium.

" FÉRULE, ferula, s. f. (Hist. nat. bot.) genre de plante à fleurs en rose, disposées en ombelle & composées de plusieurs pétales, rangées en rond & soutenues par un calice, qui devient dans la suite un fruit, dans lequel il y a deux semences fort grandes de forme ovoïde, aplaties & minces, qui quittent souvent leur enveloppe. Ajoutez aux caractères de ce genre, que les feuilles de la férule sont à-peu-près semblables à celles du fenouil & du persil. Tournefort, Inst. rei herb.
Férule, (Jard.) La férule vient dans les pays chauds, en Languedoc, en Provence, en Italie, en Sicile, en Espagne, en Grèce, en Afrique, à Tanger, &c. On la cultive dans les jardins de quelques curieux. On en compte quatorze à quinze espèces, parmi lesquelles il faut distinguer les férules de France ou d’Italie, de celles de la Grèce ; & la férule de Grèce, de celle d’Afrique...

La férule de Grece nommée par Tournefort, ferula glauco folio, caule crassissimo, ad singules nodos ramoso & ombellifero. Coroll. Inst. rei herb. xxij. mérite ici sa place. Elle croît en abondance dans l’île de Skinosa, où elle y a même conservé on ancien nom parmi les Grecs d’aujourd’hui, qui l’appellent nartheca, du grec littéral narthex, dit Tournefort. Voyez Hist. du Levant, tome I.
Elle porte une tige de cinq pieds de haut, de l’épaisseur d’environ trois pouces, noueuse ordinairement de dix pouces en dix pouces, branchue à chaque nœud, couverte d’une écorce assez dure de deux lignes d’épaisseur. Le creux de cette tige est rempli d’une moelle blanche, qui étant bien sèche, prend feu tout comme la mèche : ce feu s’y conserve parfaitement bien, & ne consume que peu-à-peu la moelle, sans endommager l’écorce ; ce qui fait qu’on se sert de cette plante pour porter du feu d’un lieu à un autre. Cet usage est de la première antiquité, & nous explique le passage de Martial, où il fait dire aux férules, Epig. lib. XIV. « Nous éclairons par les bienfaits de Prométhée »...
La férule des Grecs, qui était autrefois la marque de l’autorité des rois, & qu’on employait alors avec art en particulier, pour faire les ouvrages d’ébénistes les plus précieux, se brûle à-présent dans la Pouille en guise d’autre bois, & ne sert plus en Grèce qu’à faire des tabourets. On applique alternativement en long & en large les tiges sèches de cette plante, pour en former des cubes arrêtés aux quatre coins avec des chevilles : ces cubes sont les placets des dames d’Amorgos. Quelle différence, dit M. de Tournefort, de ces placets aux ouvrages auxquels les anciens employaient la férule !... " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • botanique
  • pathologie
  • plante médicinale
  • plante méditerranéenne
  • plante toxique

Classification scientifique

  • Apiaceae

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [08/04/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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