extension (n. f.)

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Anglais

  • extension
  • speading
  • stretching

Définition

- 1. (stretching, extension) Développement des rayons osseux d'un membre ou allongement d'une région anatomique comme le cou qui tend à aligner les différents segments. Mot opposé à flexion.
- 2. (spread, speading) : Propagation d'une maladie infectieuse ou contagieuse de foyer à foyer, de pays à pays, voire de continent à continent.

Détails

Exemple :
- extension d'une tumeur, métastase.

" EXTENSION, s. f. (Phys.) en parlant des corps, est la même chose qu’étendue. Extension signifie aussi la même chose que dilatation, expansion, raréfaction.
On voit une preuve bien sensible de l’extension des métaux par la chaleur, à la machine de Marly ; toutes les barres qui servent à communiquer le mouvement des roues, varient tellement de longueur, qu’on a été obligé de faire plusieurs trous à l’endroit de leur jonction, pour les ajuster entre elles à proportion de leur longueur...
 
Extension se dit aussi, en Médecine, des membres que l’on allonge aux approches du sommeil, du froid fébrile, & des accès d’hystéricité. C’est l’espèce de mouvement du corps que les Latins appellent pandiculatio, qui est presque toujours accompagnée du bâillement.
L’allongement des membres se fait principalement par l’action de tous leurs muscles extenseurs...
Extension, (Med.) allongement des fibres du corps humain par des causes externes ou internes.
Quoique nous ignorions d’où procède la cohésion mutuelle des éléments qui constituent la fibre, nous savons par expérience que le principe qui les unit, peut augmenter ou diminuer. Il en est des fibres du corps humain comme des parties de fer qu’on allonge en forme de fil, ou comme d’une corde d’instrument de musique, qui s’allonge avec des perds jusqu’au moment de la rupture. Nos fibres sont pareillement susceptibles d’allongement & d’accourcissement avec élasticité.
Nos vaisseaux qui sont composés de fibres, sont également capables de se prêter à l’impulsion du fluide, & peuvent être distendus jusqu’à un certain point sans rupture...
La trop grande extension des fibres, des vaisseaux, & des viscères du corps humain, peut être occasionnée 1°. par une trop grande plénitude, un amas d’humeurs, la compression, l’obstruction, la suppression des évacuations, la violence de la circulation, le manque de soutien ou de point d’appui dans les blessures. 2°. Elle peut être produite semblablement par des vents, l’inflammation, la constipation, l’hydropisie, l’œdeme, l’empyème, &c. Dans tous ces cas, il faut détruire les causes qui produisent l’abord de liquides dans leurs canaux, ou qui les y retiennent, & si l’on n’y peut parvenir, tirer l’humeur contenue par une nouvelle ouverture...
La trop grande distension arrive encore dans les luxations, les fractures, les efforts avec résistance, le soulèvement d’un poids, une courbure trop forte, & autres efforts semblables, dans lesquels cas, les parties trop tendues, demandent à être remises dans leur état naturel, avant qu’elles soient rompues. La trop grande extension des muscles, des tendons, des ligaments, qu’on éprouve dans les maladies convulsives & spasmodiques, exige la guérison particulière de ces maladies...
On empêche que les vaisseaux faibles ne soient distendus à l’excès par les fluides qu’ils contiennent, au moyen d’une compression générale ; car plus la fibre est tiraillée, & plus elle s’affaiblit. Ainsi les bandages & les appareils qui pressent sur la chair, en donnant aux vaisseaux une espèce de soutien & de point d’appui, font ce que ne sauraient faire les solides trop affaiblis, c’est-à-dire, qu’ils s’opposent à la distension des vaisseaux.
La distension qui vient de la trop grande sécheresse & rigidité des fibres, se guérit par les émollients, les humectants, les adoucissants, les gras...
Après qu’on a détruit les causes de la trop grande extension, il faut rapprocher les parties & les soutenir ; mais le relâchement qui en résulte, quand il a été extrêmement violent, est un mal incurable. Article de M. le Chevalier de Jaucourt.

Extension, terme de Chirurgie, action par laquelle on étend, en tirant à soi, une partie luxée ou fracturée, pour remettre les os dans leur situation naturelle. Elle se fait avec les mains, les lacs ou autres instruments convenables. Elle suppose toujours la contre-extension par laquelle on retient le corps, pour l’empêcher de suivre la partie qu’on tire.
Pour bien faire l’extension & la contre-extension, il faut que les parties soient tirées & retenues avec égale force ; & que les forces qui tirent & qui retiennent, soient, autant qu’il est possible, appliquées aux parties mêmes qui ont besoin de l’extension & de la contre-extension. Les extensions doivent se faire par degrés, & on les proportionne à l’éloignement des parties, & à la force des muscles qui résistent à l’extension. Si l’on tirait tout-à-coup avec violence, on courrait risque de déchirer & de rompre les muscles, parce que leurs fibres n’auraient point eu le temps de céder à la force qui les allonge. Si les mains ne suffisent pas, on emploie les lacs. Voyez Lacs. (Y) " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751)

Sections

  • anatomie
  • pathologie

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2020, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [15/08/2020]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

Présentation du dictionnaire des sciences animales

Ceci est la troisième version complète du "Dictionnaire des Sciences Animales" mise sur Internet. Elle comporte 32135 articles sur des mots et expressions concernant les animaux et 15586 photos ou dessins.