prunellier (n. m.)

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Scientifique

  • Prunus spinosa

Autres noms

  • épine noire (n. f.)
  • prunellier épineux (n. m.)
  • agrumelièr
  • prunier épineux
  • buisson noir
  • argoche
  • belloce
  • beloche
  • pellocier

Anglais

  • blackthorn
  • sloe

Définition

Fam. des rosacées, Amygdaloideae. H. 1-3 m. Arbuste très épineux, très commun en France, formant des haies impénétrables. Des épines noires. Feuilles alternes. Fleurs blanches de type 5, mellifères. Les nombreux fruits (prunelles, senèles, agrènes, etc.) sont de petites prunes (des drupes) bleu-noirâtres pruineuses, persistant une partie de l'hiver. Les fleurs peuvent être cyanogénétiques. Pl. présente dans la garrigue.

Détails

C'est l'hôte de chenilles de papillons : la feuille-morte du chêne (lasiocampidés), le flambé (papilionidés), le gazé (piéridés), la livrée (lasiocampidés), la phalène soufrée (géométridés), plusieurs théclas (lycénidés), etc.
Plante médicinale (écorce, feuilles, fleurs) : astringents, asthme, diabète, dépuratif, sudorifique, etc.
Plante toxique : les amandes des noyaux des fruits ont de l'acide cyanhydrique.

" PRUNELLIER, s. m. (Jardinage.) arbrisseau épineux qui est l’espèce sauvage du genre des pruniers. On lui donne le nom d’épine noire.
Il vient communément dans les bois, dans les haies, & dans tous les lieux incultes ; il s’élève à six ou huit pieds. Son écorce est noire. Ses fleurs, qui sont blanches, précèdent celles des autres pruniers. Ses fruits, que l’on nomme prunelles, sont ronds, petits, & couverts d’une fleur bleuâtre ; mais ils sont si âpres & si styptiques, qu’il n’est guère possible de les manger crus.
Cet arbrisseau, qui est extrêmement commun, qui croît très-promptement, qui se multiplie plus qu’on ne veut, & qui réussit dans les plus mauvais terrains, serait tout-à-fait convenable pour former des haies de défense, s’il n’avait le plus grand défaut ; il trace en pullulant sur ses racines, & envahit peu-à-peu le terrain circonvoisin : ce qui fait qu’on le redoute, qu’on cherche au contraire à s’en débarrasser, & qu’on ne l’emploie tout au plus qu’à former des haies sèches, où il est plus durable que l’aubépine.
La Pharmacie tire quelques secours de ce vil arbrisseau ; le suc de son fruit exprimé & épaissi en consistance d’extrait, est ce que l’on appelle l’acacia nostras, que l’on substitue quelquefois au vrai acacia. On tire des prunelles encore vertes un vinaigre très-fort, par la distillation au bain-marie. Les prunelles vertes pilées dans un mortier, sont une ressource immanquable pour rétablir le vin tourné. On peut aussi les manger comme les olives, après les avoir fait passer par la saumure ; & en les faisant fermenter après qu’elles ont été séchées au four lorsqu’elles sont mûres, on en tire une boisson qu’on prétend être agréable. Tant il est vrai qu’on peut tirer du service des productions de la nature qui paraissent les plus abjectes. " (L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, 1751-1778)

Sections

  • botanique
  • pathologie
  • plante médicinale
  • plante méditerranéenne

Classification scientifique

  • Rosaceae

Pour citer cet article :
Meyer C., ed. sc., 2019, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [18/09/2019]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >

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